Transhumance : le choix de la qualité
Nous étions au col de Bonnecombe pour le rendez-vous incontournable des amoureux de l’Aubrac, ce dimanche 27 mai… Cette occasion pour aborder le choix de la qualité comme seule solution durable de l’agriculture en Lozère.

Nécessité de maintenir le nombre actuel de paysans : notre proportion d’agriculteurs, atypique versus la moyenne française, doit être notre force ; face aux difficultés agricoles actuelles (prix, sècheresse, concurrence : « agriculture énergie », rapport coût de production / prix du lait!) et à venir (suppression des subventions PAC en 2013).
Il est urgent d’entamer en Lozère une vraie réflexion entre les agriculteurs et la « société civile » pour réfléchir ensemble à l’agriculture que souhaite demain l’ensemble des Lozériens et Lozériennes, avec en perspective la Lozère de demain.
Selon les scénarios du rapport du groupe La Bussière : La Lozère ne peut évoluer dans le bon sens qu’en décidant d’adopter d’emblée le modèe d’agriculture HQE ( Haute Qualité Environnementale), seul modèle, semblant permettre le maintien du nombre d’agriculteurs à terme et, donc, de réinventer, avec l’apport des nouvelles populations, une économie agricole de proximité. Toutes les filières existantes (ovine, bovine, lait…) devraient dès maintenant s’engager et adopter ce modèle .
Cette orientation, permettrait d’inclure les Lozériens et Lozériennes, dans une perspective de prise en compte sur le département, des problèmes de « santé alimentaire » auxquels ils s’intéressent de plus en plus. Et s’inscrirait dans les dispositions que le MoDem à adopté en incluant dans son programme les dispositions du plan CAP21, mouvement de Corine Lepage qui nous a rejoint.
Ce changement radical versus la PAC actuelle, du moins telle qu’elle est appliquée en France, ne pourra se faire que si l’on considère la Lozère comme un territoire d’exception ; nous devons, selon moi nous impliquer pleinement dans cette exception pour pouvoir espèrer promouvoir un développement HQE dans tous les domaines : agriculture, habitat, énergie…
Edith Guccini
Ajouter un commentaire